Philippe Ducros est à la fois auteur, metteur en scène et acteur. Autodidacte, il a séjourné dans plus d’une vingtaine de pays d’Amérique latine, d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Sa démarche personnelle reste très ancrée par ces pèlerinages. Il a fondé sa compagnie Les productions HÔTEL-MOTEL en l'an 2000. Outre son travail au sein de HÔTEL-MOTEL, il a aussi travaillé avec d'autres compagnies, comme Projet Porte Parole pour qui il signe la mise en scène de Montréal La Blanche, une pièce de théâtre documentaire sur l'immigration des Algériens à Montréal, ou encore Le théâtre PàP, pour qui il signe Dissidents sur notre capacité d’indignation, la manipulation de notre sentiment d'impuissance, et nos possibilités de passer à l'acte pour un monde meilleur. 

Il a également été le directeur artistique du théâtre Espace Libre à Montréal, de 2010 à 2014. www.espacelibre.qc.ca

Je m’appelle Philippe Ducros. Je suis Montréalais de port d’attache. Mais je semble plutôt faire partie de ceux qui croient que les frontières ne sont que des cicatrices sur les lignes de main de la terre. En ces temps de « mondialisation », à l’époque où les marchandises ont des passeports et des visas beaucoup plus facilement que les individus, où les idées et les gens doivent creuser sous les murs et couper les barbelés pour se rencontrer, je crois qu’il faut penser le monde comme une série de vases communicants où notre mode de vie est directement relié à celui des 6 milliards d’autres humains. Je ne suis pas allé dans les écoles d’art, dans les studios des maîtres, j’ai plutôt voyagé. En tant qu’être humain et qu’artiste, je me suis formé sur les routes. Ma vision du monde en est revenue modifiée, mutante. Ces errances ont peu à peu servi d’inspirations et de mode de vie. Aujourd’hui, j’ai une compagnie de théâtre qui se nomme HÔTEL-MOTEL, et qui veut faire sortir le spectateur de sa cuisine et de son salon pour l’emmener sur les routes, vers les autres. Ceux que nos gouvernements se permettent de bombarder, ou de boycotter, ou à qui ils refusent l’aide internationale, mais que nous en tant qu’artiste, on devrait regarder de loin vu qu’ils ne sont pas nous et que nous ne connaissons pas leur réalité. 

Je crois au contraire qu’ils sont nous.

Philippe Ducros

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