BIBISH DE KINSHASA

est l’adaptation du roman « Samantha à Kinshasa » de Marie-Louise Bibish Mumbu, écrit en 2008 en sa ville d’existence, Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, et réédité en 2015, en sa ville de résidence, Montréal.

Le spectacle a été créé en Octobre 2015, au théâtre Espace Libre à Montréal. 

Bibish de Kinshasa repart en tournée et traverse les portes du Québec pour aller dans l'ouest du Canada. 

L'UniThéatre, Edmonton, du 18 au 21 octobre 2017

La Troupe du Jour, Saskatoon, du 27 au 29 octobre 2016

Théâtre la Seizième, Vancouver, du 28 novembre au 02 décembre 2017

Une journaliste quitte son pays natal, le lieu de ses amours et de ses deuils, en quête d’un futur meilleur. En plein Airbus, le vertige la surprend. A-t-elle bien fait ? Elle plonge alors dans ses souvenirs et se remémore ce qu’elle quitte. Au fur et à mesure que se déroule cette soirée festive où se côtoient les odeurs, les vapeurs et la cacophonie du Congo, la nouvelle immigrante nous guide à travers les rues et les différents quartiers de cette mégapole qu’est Kinshasa, 4e ville la plus peuplée d’Afrique. Peu à peu, on y rencontre la faune de cette capitale si puissante, ses jeunes en pleine guerre vestimentaire, ces enfants des rues et ces enfants soldats, ces chauffeurs de Kombi, ce transport en commun où s’entasse la population en quête de la pitance de la journée, etc.


À mi-chemin entre une bouffe entre amis et une discussion géopolitique, cette visite guidée des souvenirs du personnage est interrompue par des échanges décontractés entre l’auteur et le metteur en scène, sur les réalités du Congo, sur ses enjeux et ses liens avec le Canada. Depuis 1994, sévit en République démocratique du Congo, le conflit le plus meurtrier depuis la Deuxième guerre mondiale. 3 à 6 millions de Congolais y sont morts. Or, les différentes milices s’arment en vendant à rabais les zones qu’ils occupent aux minières internationales. Et on dit que 75 % de l’industrie minière mondiale aurait le Canada comme lieu d’enregistrement [1].


[1] http://www.monde-diplomatique.fr/2013/09/DENEAULT/49598


EXTRAIT : Les Kadogos

C’est donc en caïd qu’il débarque à Kinshasa dans ses bottes en caoutchouc d’éboueur, son uniforme des « Forces armées de libération » trop grand pour lui et son arme qui pèse la moitié de son poids. Les gens l’applaudissent, des grandes personnes. On l’appelle « libérateur », les femmes l’embrassent et se donnent à lui, des mamans lui donnent de l’argent, à manger, certains les utilisent comme gardes du corps, d’autres vont les chercher pour trancher même des petites palabres familiales. On leur donne de l’importance ! Ça lui fait un peu de bien d’oublier l’horreur de la vraie guerre, du sang, des morts, des copains qui y ont laissé leur peau. Même si, quelque part, il est foutu, car désormais la violence, la mort, ça le connaît.

Un jour, il tombe sur un « vélodrome » à Bandal. Du coup son regard s’illumine, il abandonne ceux qu’il escorte et se dirige vers un des vélos. Le jeune ado qui encaisse n’ose pas lui dire que c’est payant. Les Kadogos étant connus dans toute la capitale pour avoir la « gâchette facile ». Hugo Boss comprend de lui-même qu’il doit des sous, fouille ses poches vides et se rappelle que cent dollars sont vite brûlés à Kinshasa. Comme il a trop envie d’un tour de vélo, contre toute attente, faute de sous, il donne en gage au jeune ado sa grosse mitraillette, enjambe le vélo et se met à rouler comme un damné. Dix minutes, trente-cinq minutes, une heure… Ascari Hugo Boss retrouve ses traits d’enfant et s’amuse avec ce vélo chèrement emprunté comme le gamin qu’il est et qui a grandi trop vite ! Un spectacle inédit !

Parce que le monde a crié au scandale, les Kadogos sont aujourd’hui démilitarisés. Tu parles ! Hugo Boss est passé d’«enfant soldat» à «enfant de la rue». Il cherche juste à survivre dans ce Kin la belle, la poubelle, la plus belle.



Espace Libre, 2015 © David Ospina


Ce qu'en dit la presse

" Grâce à la bande sonore et surtout au talent de conteuse de Gisèle Kayembe, on s’y croirait, et on se ravit de l’enchaînement d’anecdotes colorées, qui nous plongent au cœur de ce pays immense, un monde si différent du nôtre. On entend presque les rires, et les éclats de voix; on sent presque la chaleur du soleil sur notre peau, l’odeur des pots d’échappement qui se mêle à celle de la chèvre grillée…"

- Aurélie Olivier, Revue Jeu, 16 octobre 2015 -


" L’étrange objet expose en deux heures sa sociologie sensible, critique et humaine du Congo contemporain en passant par le chemin de l’exil, celui emprunté par Bibish, journaliste de son état, qui, après Paris, a posé ses valises à Montréal. Elle a également posé ses réflexions induites par ce départ salutaire dans un roman, Samantha à Kinshasa dont plusieurs fragments sont « joués » ici par la délicieuse Gisèle Kayembe."

- Fabien Deglise, Le Devoir, 15 octobre 2015 -


" L'expérience de Bibish de Kinshasa s'avère multisensorielle : musique dansante, odeurs alléchantes, regard à la fois lucide, touchant et rempli d'humour sur une guerre qui s'éternise, un besoin d'exil et les défis de tout recommencer ailleurs. "

- Geneviève Bouchard, Le soleil, 10 juin 2016 -



BIBISH DE KINSHASA est disponible pour la tournée 


BANDE-ANNONCE ICI


PRÉSENTATION DU SPECTACLE PAR MARIE-LOUISE BIBISH MUMBU


TEXTE MARIE-LOUISE BIBISH MUMBU

ADAPTATION THÉÂTRALE ET MISE EN SCÈNE PHILIPPE DUCROS

AVEC GISÈLE KAYEMBE, accompagnée de MARIE-LOUISE BIBISH MUMBU, PHILIPPE DUCROS et PAPY MAURICE MBWITI

CONCEPTEURS MANON CLAVEAU Assistance à la mise en scène, THOMAS GODEFROID Éclairages, JULIE VALLÉE-LÉGER Scénographie, CAROLINE TURCOT Direction technique (création), SAMUEL PATENAUDE Direction technique et régie (en tournée), CLÉMENCE DORAY Direction de tournée, MARIE-CHRISTINE ANDRÉ Direction administrative, MARIE SEMEL Communications.

Les projets HÔTEL-MOTEL sont représentés par SUZIE LARIVÉE, de la Compagnie Larivée Cabot Champagne


Le roman Samantha à Kinshasa est publié chez Recto Verso

© graphisme,Thomas Csano



Recette de makayabu façon québécoise

Plein de morue salée, avec les os et la peau.

Des oignons,

Des poivrons de couleurs différentes, (très important qu’il y ait plus d’une couleur!)

Huile de canola

 

Dessaler la morue la veille.

Dans une poêle, mettre un peu d’huile… Un peu plus que ça… encore un peu… Oui, c’est ça.

Ajouter les oignons, et les poivrons hachés en dés.

Ajouter la morue sortant de son eau, coupée en morceau, avec les os et la peau.

Cuire devant public en buvant un verre.

 

Servir avec de la chikwangue.

Et de la sauce piquante !

 

Manger avec les mains.

 

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